Mission Haïti
Mortalité infantile : 57‰
Espérance de vie à la naissance : 61,4
IDH : 0,529 ; rang : 146/177
PIB réel/habitant ($) : 426
Délégations internationales :
MdM Canada, MdM Suisse, MIR Aquitaine
Population :
Bénéficiaire projet 2 : 6 000
Bénéficiaire projet 3 : 19 000
Bénéficiaire projet 4 : 500 000
Cible projet 2 : 32 167
Cible projet 3 : 200 000
Cible projet 4: 500 000
Personnel :
Local projet 1 : 26
Local projet 2 : 19
Local projet 3 : 28
Local projet 4: 7
Expatrié projet 1 : 2
Expatrié projet 2 : 2
Expatrié projet 3 : 6
Expatrié projet 4 : 2
Sources de financement :
Projet 1 : ECHO
Projet 2 : Fondation Air France, fondation Sternstunden (Allemagne), IMERYS, ECHO, MAAIONG
Projet 3 : ECHO, fondation Sternstunden, fonds propres
Projet 4 : Ministère des Affaires étrangères français, UNICEF, Organisation internationale de la Francophonie, Coopération canadienne, MINUSTAH, MdM
Budget 2008 :
Projet 2 : 402 182 euros
Projet 3 : 234 883 euros
Projet 4 : 458 992 euros
22 octobre 2008 - Face aux enjeux, MdM prolonge ses activités en HaïtiLe 6 septembre 2008, MdM a envoyé une équipe en renfort dans le nord du pays pour mener des évaluations sur les zones côtières. Il est apparu que la zone de la ville de Gonaïves était la plus touchée. Plus de 50 000 familles sont sinistrées et la population affectée représente près de la moitié de la population affectée dans tout le pays. A ce jour, 6 semaines après le passage des ouragans Hanna et Ike, plus de 39 000 personnes vivent encore dans 140 abris provisoires au niveau de la ville des Gonaïves. La boue et les mares d’eau stagnante ont contaminé les points d’eau, bouché les latrines et envahi les maisons. Les familles se retrouvent dans des conditions de promiscuité extrême qui augmentent les risques sanitaires. Médecins du Monde a mis en place dès le 20 septembre 2008 un programme de cliniques mobiles dans certains abris temporaires de la ville dans le but de réinstaurer le plus rapidement possible un accès aux soins pour les populations sinistrées. Depuis le début de l’intervention, plus de 4500 consultations ont été réalisées par nos équipes sur le terrain. Les expulsions massives de personnes vivant dans les abris provisoires et l'aggravation d'un certains nombre d'indicateurs (gravité des cas des patients reçus en consultation, indicateurs épidémiologique et malnutrition, dont le taux a doublé en 2 semaines) ont mené MdM à prolonger ses actions de cliniques mobiles au moins jusqu’à la fin de l'année.
© Marc Van Der Mullen Urgence humanitaire en Haïti suite aux cyclones
Depuis la fin août 2008, Haïti a fait face au passage de 4 cyclones de très forte intensité :la tempête tropicale causée par Fay le 25 août 2008 qui a traversé Haïti à hauteur de Port au Prince d’est en ouest, l’ouragan Gustav le 27 août 2008 qui a touché la Grande Anse du sud-est au nord-ouest, suivi de l’ouragan Hanna du 2 au 5 septembre 2008 au nord d’Haïti, provoquant d’intenses précipitations et dernièrement le cyclone Ike, dimanche 07 septembre qui a affecté plus particulièrement les zones côtières Nord ouest du pays par de fortes pluies et inondations. Situation humanitaire
Le 10 septembre le nombre de morts est évalué a plus de 500 et le nombre de sinistrés entre 350 et 650 000, dont au moins 75.000 sans abris. Ce bilan reste incomplet car les évaluations sont partielles à cause des difficultés d’accès et reste donc à confirmer par nos équipes. Activités :Médecins du Monde est présent en Haïti par plusieurs programmes d'aide humanitaire
Nos équipes présentent sur place ce sont mobilisées à partir du 2 septembre sur la grande Anse à Jérémie suite au passage du cyclone Gustav sur une intervention d’urgence en soins de santé primaires (SSP) et assainissement d'eau. 10 septembre 2008 |
La gratuité des soins en question en HaïtiACCÈS AUX SOINS / La situation en Haïti semble imposer un accès gratuit aux soins. Médecins du Monde y travaille. C’est à Grand Goâve, où MdM est implanté depuis une dizaine d’années, que la gratuité des soins, pour les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de 5 ans, s’est concrétisée. Depuis 1997, MdM met en oeuvre dans la région un projet visant à favoriser l’accès aux soins des habitants de la commune, à travers l’appui de trois dispensaires. Ici, comme partout ailleurs dans ce pays privé de l’essentiel, les besoins sont criants. Mais l’urgence ne trouve pas toujours une réponse immédiate. Surtout lorsqu’elle implique des financements. « Cela fait deux ans qu’on travaille sur ce projet. Sans être défaitiste, je doutais même qu'il voit le jour », se souvient Geneviève Fuks, coordinatrice générale. Ce projet novateur réalisé en collaboration avec le ministère haïtien de la Santé publique et de la Population (MSPP) est financé par la Banque interaméricaine de développement (BID). « Le budget représente 150 000 $ par an. Nous avons reçu un premier financement en juin, pour trois mois seulement. Théoriquement, la BID doit financer jusqu'en juillet 2009», précise Geneviève Fuks. DIFFICILE PÉRENNISATION Ce programme pilote devrait être étendu, après évaluation du ministère, à l'ensemble du pays. Mais quand la réalité du terrain s'en mêle, les ambitions les plus nobles ont parfois du mal à se concrétiser. À se pérenniser, aussi. « La fréquentation du dispensaire augmente en permanence. Nous sommes déjà en rupture de stock de médicaments, poursuit-elle. En principe, la moitie du budget MSPP/ BID est destiné à financer l’approvisionnement gratuit de médicaments via les dépôts périphériques (stocks où les dispensaires viennent s'approvisionner) et le programme Promesse de l’OMS. Mais pour le moment, on ne voit rien venir », ajoute Nicolas Baumer, coordinateur médical. Le programme de la gratuité est, certes, lancé. Mais de nombreuses interrogations, notamment sur la pérennisation du programme, demeurent. Incontestablement. Christel Marteel Septembre 2008 |
Confrontée à une instabilité politique chronique, Haïti connaît depuis plusieurs années des problèmes d’insécurité croissants. L’élection du président René Préval en 2006 a facilité la mise en œuvre d’un certain nombre de réformes dans les domaines de la justice et des droits de l’homme. Mais les nombreuses catastrophes naturelles ainsi que les problèmes économiques entravent leur réalisation. Dans ce contexte, MdM a mis en place des cliniques mobiles pour soigner les populations frappées par les cyclones et a développé un système de gratuité pour améliorer la prise en charge des patients.
Projet 1
SOIGNER LES POPULATIONS FRAPPEES PAR LES CYCLONES
LES ACTIVITÉS
Des cliniques mobiles ont été mises en place en soutien aux activités de consultation des dix centres de santé selon le paquet minimum de services (PMS) défini par le ministère de la Santé. Les données collectées ont permis de constater que la gratuité a considérablement favorisé la hausse de la fréquentation générale des centres pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Des séances de sensibilisation et de prévention sont régulièrement réalisées avant et pendant chaque séance de consultation. Avant le démarrage réel de ces différentes activités, certains centres détruits par les cyclones ont été réhabilités.
LES PERSPECTIVES
MDM souhaite entamer, à partir de mars 2009, une deuxième phase (avril-juillet) de gratuité des soins au niveau des dix structures de santé, mais limitée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 5 ans accompagnés d’un forfait de 25 gourdes (0,5 euros) pour les autres consultations. L’association va poursuivre le dépistage systématique des cas de malnutrition aiguë et développer une prise en charge ambulatoire dans les centres de santé et la référence des cas graves compliqués dans le centre de récupération nutritionnel réhabilité par MdM au niveau de la pédiatrie de l’hôpital départemental.
Projet 2
PROMOUVOIR LA GRATUITE DES SOINS MATERNO-INFANTILES
LES ACTIVITÉS
La mise en place du système de gratuité au niveau des deux structures sanitaires à Carrefour- Charles et à Lopineau a permis à MdM d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients, notamment celle des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans. MdM a également appuyé la mise en place de comités de gestion et de santé au niveau communautaire. Ces derniers ont pour principaux rôles de faire la promotion des services de santé et d’assurer la veille sanitaire auprès de leur communauté. Un volet de construction de latrines familiales permet de réduire la prévalence des maladies hydro-fécales.
LES PERSPECTIVES
Au premier trimestre 2009, l’expérience sera étendue à deux structures supplémentaires grâce à un appui financier obtenu auprès d’une fondation privée allemande (Sternstunden). Dans le cadre de ce nouveau projet, la priorité sera mise sur l’amélioration des conditions de suivi des femmes enceintes et sur la prise en charge des accouchements tant au niveau institutionnel que communautaire. Le volet plaidoyer auprès des décideurs nationaux et des bailleurs internationaux sera renforcé.
Projet 3
AIDER LES POPULATIONS AFFECTEES PAR LES CYCLONES
LES ACTIVITÉS
L’intervention de MdM consiste en la mise en place de cliniques mobiles dans une quinzaine d’abris temporaires de la ville afin de réinstaurer le plus rapidement possible un accès aux soins pour les populations sinistrées suite aux cyclones de début septembre . Le paquet minimum d’activités établi en concertation avec la direction de la Santé de l’Artibonite comprend des consultations curatives et prénatales, un dépistage nutritionnel pour les enfants de 6 à 59 mois et la prise en charge de la malnutrition modérée, une dispensation de médicaments essentiels, des pansements, l’éducation à la santé ainsi qu’un volet de prise en charge psychologique en collaboration avec MSF-B.
LES PERSPECTIVES
Une prolongation du programme est prévue pour une durée de six mois à partir de janvier 2009, dépendant étroitement d’un nouveau financement ECHO. Cette prolongation vise à suivre la malnutrition des enfants de 6 à 59 mois et à accompagner les familles sinistrées, expulsées des abris sommaires et dont le statut reste encore extrêmement précaire.
Projet 4
RENFORCER LA PRISE EN CHARGE DES VICTIMES DE VIOLENCE
LES ACTIVITÉS
MdM a renforcé les dispositifs de prise en charge des victimes de violence par la formation du personnel de soins dans cinq hôpitaux de Port-au-Prince, la mise en place de buffets d'urgence et des consultations psychothérapeutiques gratuites. Par ailleurs, des séances de sensibilisation des populations à la problématique de la violence et la formation de leaders communautaires ont été réalisées. Enfin, MdM a participé avec URAMEL, son partenaire, à des activités de lobbying national pour la reconnaissance des droits des victimes.
LES PERSPECTIVES
Ce programme d’appui à la prise en charge des victimes de violence prendra fin en décembre 2009. Il s’agit de pérenniser le projet par une reprise en main de certaines activités dans les domaines médicaux et psychologiques par les hôpitaux et le ministère de la Santé. Quant à la formation et à la sensibilisation, MdM cherche à transférer ses compétences aux organisations de la société civile locale.
Séance de sensibilisation sur les violences sexuelles dans une école pour jeunes filles à Port au Prince
© Frédéric Ancelin/MdM
© Thony Belizaire/AFP
Pour 10€, vous permettez de financer 20 consultations de personnes vulnérables et/ou pauvres ou de 70 enfants de moins de 5 ans atteints de paludisme. Pour 15 €, ce sont 10 enfants atteints d'infections respiratoires aigues qui seront traités et pour 20 €, 70 femmes enceintes atteintes de paludisme.Faire un don
Mai 2009